Kingdom, la review des deux premiers tomes !

Aujourd’hui « Ma » vous présente le manga événement Kingdom (en japonais キングダム [Kingudamu]), un Seinen prépublié dans le Weekly Young Jump depuis 2006 au Japon toujours en parution (51 tomes à ce jour), et qui après des années d’attente, arrive enfin en France grâce au jeune éditeur Meian !

Œuvre de Yasuhisa Hara et éditée par la Shueisha, elle est un véritable succès au Japon remportant de nombreux prix de lecture, et se vend par ailleurs depuis de nombreuses années à des millions d’exemplaires, aux côtés des plus connus One Piece et Shingeki no Kyojin notamment.

En France une vraie fanbase s’est construite autour de ce manga et notamment grâce à l’équipe du site Kingudamu.net qui, par pure passion et volonté de la partager, y ont traduit les 48 premiers tomes (!)

C’est ce qui a d’ailleurs poussé Meian, l’éditeur du manga Kingdom en France, à les contacter pour établir un partenariat, afin de s’assurer de proposer la meilleure adaptation possible (qui mieux que de purs fans pour ça ?), en plus de confier la traduction à un spécialiste en histoire de Chine.

Le lancement de Kingdom en France devrait débuter officiellement en septembre au rythme de deux tomes par mois, l’éditeur proposant en parallèle une offre d’abonnement.


Kingdom, c’est quoi au juste ?

C’est l’histoire de Shin et Hyou tous deux orphelins de guerre agissant en tant que serviteurs dans un petit hameau de l’État de Qin et qui rêvent de devenir un jour « les meilleurs généraux sous les cieux ». L’histoire se déroule en 245 av. J.-C. en Chine Antique alors divisée en sept royaumes.

Nous sommes face à un manga de guerre, mêlant complots du pouvoir et redoutables guerriers orchestrant sur d’immenses champs de bataille !

LE TRAILER


LES PREMIERS TOMES

  • Ce tome 1 nous plonge directement dans un duel d’épées entre Shin et Hyou comme un avant-goût du long combat qui les attend, on y découvre leurs vies de serviteurs et un désir de briser ce destin grâce à l’entraînement au duel afin de parvenir un jour au grade de Général et voir leurs noms inscrits dans l’histoire. Très vite, l’un d’entre eux aura l’opportunité de rejoindre le Palais Royal de Qin et c’est là que tout va très vite s’accélérer… L’histoire se met en branle assez rapidement et on fait déjà la rencontre de plusieurs autres personnages tels que le Roi Ei Sei lui-même, Ten un mystérieux personnage au costume d’oiseau et de mystérieux assassins qui en ont après le Roi…Ce premier tome plante très bien le décor et nous rentrons très rapidement dans l’histoire. Le Roi organise sa fuite avec Shin et Ten qui doivent rejoindre des fidèles du Roi. Dans l’ombre un redoutable sauvage du nom de Muta les prend en filature…. Qui arrivera en premier ?

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  • Le deuxième tome nous en apprend davantage sur l’histoire de l’Etat de Qin et sur les coulisses du Palais Royal, notamment le coup d’état orchestré par le jeune demi-frère du roi Sei Kyou aidé par Ketsu, le chancelier de gauche du Roi. Ei Sei doit se résoudre à fuir son trône… pour le moment. Shin, Ten, Ei Sei et Shoubunkun, ministre fidèle du Roi, se mettent alors en route à la recherche d’une mystérieuse ancienne alliance vieille de 400 ans avec le Roi de la « tribu des montagnes ».
  • Ce deuxième tome s’étoffe une nouvelle fois de personnages rejoignant la cause du Roi de Qin. L’histoire s’enrichit et l’échiquier politique se dévoile de plus en plus. Les fidèles du roi sont affaiblis et ce dernier se fait enlever par les habitants des montagnes, mais c’est sans compter sur Shin et Ten qui décident de les poursuivre. Ils feront bientôt la rencontre du… « nouveau monde » !

Kingdom, en conclusion ?

Impossible de ne pas vous recommander de découvrir cet incroyable manga, tout d’abord pour son univers très riche que l’on découvre au fur et à mesure tout en sachant que nous n’en sommes qu’aux balbutiements de l’œuvre avec ses plus de 51 tomes ! Deuxièmement pour soutenir l’éditeur français Meian qui a pris le pari risqué d’éditer Kingdom en France et qui ravira bon nombre de fans. A noter que la parution française devrait rattraper l’originale d’ici deux ans et demi.

Les couvertures des deux tomes restent fidèles aux originaux, arborant le titre de l’œuvre en relief doré. Sur la tranche le logo Meian a pris sa place. L’impression et le papier sont d’excellentes factures avec un grammage épais et des pages bien blanches. Les cases sont bien découpées et les dessins de Yasuhisa Hara retranscrivent parfaitement les émotions et les scènes d’actions.

Pour toutes ces différentes raisons, je mets la note de 9/10 à ces deux premiers tomes 😉
On attend impatiemment le mois d’octobre pour les tomes 3 et 4 !